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LE MAL QUI DIT

Extrait du livre de Serge Fitz : Et si la maladie était un langage? aux éditions Des clefs pour vivre 

 

 

LA MALADIE DE LA MALADIE 

  La surmédicalisation actuelle crée une sorte de psychose.  

 

Le célèbre Dr Knock de Jules Romains, magistralement interprété au cinéma par Louis Jouvet, affirmait que tout individu bien portant est un malade qui s’ignore. 

 

Le film avait fait rire par la spectaculaire et (semblait-il) caricaturale réussite de ce médecin provincial parvenu à inculquer la peur de la maladie à tout un village. 

 

Si cette histoire semble exagérée, on peut actuellement s’interroger sur le rôle joué par les médias dans la diffusion des consignes de prévention et de dépistage. 

 

En effet, si ces mesures préventives peuvent paraître tout à fait raisonnables, la peur qu’elles contribuent à inoculer est de nature à poser problème. 

 

Chacun sait que le stress affaiblit et fragilise l’individu. Or, comme l’affirme si justement Henri de Mondort,  « il n’y a pas de maladie, il n ‘y a que des malades ! ». 

 

 

LE DIAGNOSTIC DU DIAGNOSTIC 

 

Bon nombre de pratiques humaines et professionnelles créent de véritables désastres dans l’esprit des “souffrants”. Un diagnostic médical porté à leur connaissance a pour effet de cristalliser le mal. 

 

On parle de dossier médical comme on parle de casier judiciaire. Cela vous suit et vous colle à la peau. Or de quoi s’agit il ? 

 

À un moment donné, une personne subit une difficulté importante qu’elle a du mal à mettre en mots, qu’elle du mal à dire. Elle le “dit” alors sous forme de symptômes. C’est une épreuve humaine importante, cuisante, mais passagère. 

 

En effet, tout est conjoncturel, lié à un moment de l’année (cf. dates anniversaires), à une configuration astrologique, à un biorythme, à une année particulière. En d’autres termes, cela signifie qu’une fois le temps écoulé et 

l’ennui résolu ou estompé, le mal à dire va disparaître et le symptôme également Or, on colle sur cette difficulté d’essence conjoncturelle, une étiquette indélébile, le “verdict” du diagnostic. 

 

Sur le plan psychologique, il contribue de ce fait à faire durer la difficulté et les somatisations qui en résultent. 

 

Rapidement va s’installer une situation paradoxale qui consiste à soigner un mal que le stress a provoqué (et entretenu par le mental) va faire perdurer.  

 

C’est le cercle vicieux des enchaînements sans fin, chaque médicament ayant en plus des effets secondaires qui affaiblissent peu à peu l’état général du malade. 

 

 

LA “CHOSIFICATION” DU MALADE 

 

Le processus médical dépossède le malade de son corps. Il est pris en charge comme une entité complètement indépendante de l’individu.  

 

Pourtant l’ensemble, corps et âme, se tient : le tout est supérieur à la somme des parties (gestalt théorie). De cette incompréhension naissent de très nombreux malentendus. 

 

On assiste à un double langage qui affirme vouloir guérir, mais qui en même temps ignore l’existence spirituelle et humaine de la personne. Se trouvant réduite à son corps, le souffrant n’est que soigné. Sa maladie est expliquée le plus souvent à l’aide d’un langage hautement technique qui n’est pas sans rappeler ce que dénonçait déjà Molière 

 

Certes il y a des médecins qui écoutent et qui comprennent, mais le temps (et souvent les connaissances psychologiques et spirituelles) leur manque pour se pencher sur la vraie question, celle de pourquoi la maladie? 

 

 

LES MÉFAITS DE LA SPÉCIALISATION 

 

Toute maladie résulte d’un problème en amont.  Traiter localement sans voir l’ensemble conduit à des aberrations. 

 

Par exemple, les saignements hémorroïdaires proviennent dans la majorité des cas d’un problème d’engorgement du foie. Les saignements font office de soupape de sécurité. En soignant localement, certes on soulage, mais en obstruant l’écoulement on crée une surtension génératrice dans le temps de problèmes plus importants. 

 

 

Ainsi des crises d’asthme apparaissent après des allergies ou des eczémas apparemment guéris par des médicaments axés sur le symptôme et non sur l’origine. Il se produit un transfert de maladie d’un organe à un autre, en l’occurrence d’un système de respiration externe, la peau, vers un système respiratoire interne. Il y a aggravation du problème. Dans l’étape suivante, les bronches risquent d’être atteintes à leur tour si la question de fond reste ignorée. 

 

 

L’ÉTAT BIOTIQUE DES HOPITAUX 

 

La concentration importante en lits des complexes hospitaliers crée sur le plan géobiologique une nuisance importante. Un hôpital vibre entre -30 et -40 sur le géodynamomètre, c’est dire l’affaiblissement énergétique qu’il provoque pour le personnel et les malades. D’autre part, il rayonne en négatif sur plusieurs km à la ronde. 

 

Les décès par infection dans les milieux hospitaliers sont dus à cet affaiblissement. D’autre part, les murs se chargent de la mémoire de toutes les souffrances et angoisses. De ce fait il faudrait en effacer les traces par des moyens appropriés. 

 

 

LE CHANGEMENT 

 

La maladie est dans son essence un appel à la transformation. Pour s’opérer elle nécessite des changements en profondeur. 

 

La maladie dénonce un mensonge à soi-même ou bien traduit un problème non résolu dans une incarnation précédente (cf. chapitre 3). Dans tous les cas il est nécessaire d’agir sans tarder. 

 

 

CHANGER POUR GUERIR 

 

Dans les maladies graves, l’idée que les médicaments prescrits par le médecin permettent de vivre sans rien changer à son mode d’existence, est totalement suicidaire. 

 

Ceci est vrai pour les personnes que l’on dit atteintes du sida ou d’autres affections du même type. Il y a dans la maladie toujours quelque chose de personnel à comprendre et à dénouer. 

 

La maladie relève d’un problème existentiel et spirituel. Sur le plan énergétique, elle résulte d’attitudes statiques. Pour guérir, il suffit de quitter la scène où se déroule la dramaturgie de l’affection avec l’ensemble des 

protagonistes dont nous avons parlé au chapitre 1. Il suffit d’interpeller l’individu, celui resté en dehors de l’échiquier, pour l’amener à se “regarder dans un miroir”. Il importe de lui faire découvrir son véritable visage, ses véritables besoins intérieurs, sentir ses manques et le déséquilibre de son mode de vie. 

 

Alors apparaîtra peu à peu la figure du conflit intérieur traduit par la maladie. Elle aura souvent l’aspect de l’immobilisme et du masque théâtral. Il s’agira alors de rendre caduc le rôle appris à la perfection sur la scène de la vie sociale et familiale. Il conviendra de redonner la parole à la véritable voix (le soi) qui s’est laissée étouffée par les principes, les mensonges, les concessions, les conventions, les injonctions de l’entourage. 

 

L’important est de prendre conscience que si le médecin peut soigner le symptôme, seul le malade est en mesure de réaliser sa guérison. Il y a par conséquent un travail d’introspection à réaliser. 

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